Inicio > Angoulême 10/11/2013, Des histoires, Divertissement, French > Essai de mélo épistolaire: 1er Partie: Lettres de Vivian et Clark

Essai de mélo épistolaire: 1er Partie: Lettres de Vivian et Clark

Mon cher Clark,

Je n´arrête pas de regarder cette photo que je vous envoie dans cette lettre.

Vos mains autour de ma taille ne cessent pas d´échauffer mes souvenirs.

Je l ´ai trouvée quelque part dans mon humble demeure de façon hasardeuse. Maintenant, à chaque instant que je porte mes yeux sur elle je ne peux que ressentir le plus petit poil de votre noble moustache enflammer mes joues encore ardentes.

Je sais que vous êtes loin, que vous êtes parti à la guerre ça fait trois semaines. Vous me manquez beaucoup et j´ai fort besoin d´avoir des nouvelles de vous. Plus je crains que votre vie puisse être en danger, plus je m´accroche à cette photo comme à une trouvaille que je ne voudrais jamais perdre de vue.

C´est pourquoi je suis en train de la regarder à nouveau ne pouvant pas éviter cette fois que mon nez sente le parfum pénétrant qui descende de votre chevelure gominée.

Oh Clark! Je vous´aime! Dites- moi que vous êtes encore sain et sauf! Soulagez-moi et dites-moi combien d´ennemis sont déjà tombés sous vos bottes mortelles!

En arrachant cette image de mon coeur pour vous la donner dans cette lettre je m´adonne à l´espoir  de pouvoir vous embrasser tôt en chair et en os.

Ma chère Vivian,

Je m´excuse de ne pas vous avoir envoyé de mes nouvelles.

Dès que j´ai foulé le champ de bataille je n´ai pas pensé à autre chose qu´à faire de mon épée la plume avec laquelle j´écrirai les lignes que notre amour merite. Chaque ennemi tombé sous mes bottes mortelles, donc, je vous le consacre, à tel point mon amour pour vous est devenu une lutte à la vie ou à la mort.

Oh Vivian! Cette photo que vous  m´envoyez dans votre lettre et que je contemple comme une amulette et comme le gage de mon immortalité dans le combat pour la cause du Sud, sera au plus haut degré la source dans laquelle je puiserai l´élan pour donner la mort à des braves ennemis qui battront en retraite!

J´avoue qu´à l´heure où je vous écris ces lignes ma moustache n´existe plus otée d´un coup de fleuret et que le parfum de ma chevelure s´est evaporé parmi la fumée des canons et l´odeur des cadavres.

Mais malgré tout,  l´encre rouge de mon sabre continue d´apposer le cachet de notre amour sur des corps qui gisent sur le rivage.

Voilà, ma bien-aimée, que je viens d´écrire ces dernières paroles en tuant un pauvre soldat yankee qui foncait sur moi en poussant des cris comme un fou.

Votre dévoué serviteur vous les dédie.

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