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Archive for 24 octubre 2015

El trabajo, la angustia, el loco y el criminal (extracto de la obra “Introducción a la lectura de Hegel de Alexandre Kojève”) // Le travail, l´angoisse, le fou et le criminel ( extrait de l´oeuvre “Introduction à la lecture de Hegel” d´ Alexandre Kojève

[El hombre no alcanza su verdadera autonomía, su auténtica libertad, sino después de haber pasado por la Servidumbre, de haber superado la angustia a la muerte por el trabajo efectuado al servicio de un otro (que, para él, encarna esta angustia). El trabajo liberador es pues necesariamente, en primera instancia, el trabajo forzado de un Esclavo que sirve a un Amo todopoderoso que detenta todo el poder real]

Para esta reflexión [de la conciencia en ella misma] son igualmente necesarios los dos elementos constitutivos [siguientes; primeramente el de] la angustia, y [en segundo lugar, el del] servicio como tal, así como la formación educadora [por el trabajo]. Los dos son necesarios al mismo tiempo de una manera universal. [De un lado,] sin la disciplina del servicio y de la obediencia, la angustia se detiene en el dominio de lo formal y no se propaga a la realidad objetiva consciente de la existencia. [No basta con haber tenido miedo, tampoco con haberlo tenido dándose cuenta de que lo que se tiene es miedo a la muerte. Hace falta vivir en función de la angustia. Pero vivir así es servir a alguien a quien uno teme, a alguien que inspira y encarna la angustia, es servir a un Amo (real, o sea humano o al Amo “sublimado”,- Dios). Y servir a un Amo es obedecer sus leyes. Sin este servicio, la angustia no podrá transformar la existencia; y la existencia no podrá jamás superar su estado inicial angustiado. Es sirviendo a un otro, es exteriorizándonos, es solidarizándonos con los otros, como podemos liberarnos del terror esclavizador que inspira la idea de la muerte. Por otro lado,] sin la formación educadora [por el trabajo] la angustia permanece interna – o – íntima y muda y la Conciencia no se constituye para sí misma. [Sin el trabajo que transforma el mundo objetivo real, el hombre no puede transformarse realmente a sí mismo. Si cambia, este cambio permanece íntimo, puramente subjetivo, revelado a él sólo, “mudo”, sin comunicarse a los otros. Este cambio “interno” le pone en desacuerdo con el Mundo que no ha cambiado, y con los otros, que se solidarizan con este Mundo no cambiado. Este cambio transforma, por lo tanto, a este hombre en loco o criminal, que, tarde o temprano, es eliminado por la realidad objetiva natural y social. Sólo el trabajo , poniendo finalmente el Mundo objetivo de acuerdo con la idea subjetiva que le supera en primera instancia, anula el elemento de locura y crimen que afecta la actitud de todo hombre que, empujado por la angustia, intenta superar el Mundo dado del que tiene miedo o le provoca angustia y en el que, por lo tanto, no encontrará satisfacción]

[ L´homme n´atteint son autonomie veritable, sa liberté authentique, qu´après avoir passé par la Servitude, qu ` après avoir surmonté l´angoisse de la mort par le travail effectué au service d´un autre ( qui, pour lui, incarne cette angoisse). Le travail libèrateur est donc nécessairement, au prime abord, le travail forcé d´un Esclave qui sert un Maître tout-puissant, deténteur de tout pouvoir réel.]

Pour cette réflexion [de la Conscience en elle-même] sont également nécessaires les deux éléments –constitutifs [suivants: premièrement celui] de l´angoisse, et [déuxièmement celui] du service en tant- que-tel, ainsi que de la formation- éducatrice [par le travail]. Et, en même temps,les deux sont nécessaires d´une manière universelle. [D´une part,] sans la discipline du service et de l´obéissance, l´angoisse s´arrête dans le domaine-du-formel et ne se propage pas dans la realité-objective consciente de l´existence. [ Il ne suffit pas d´avoir eu peur, même d´avoir eu peur en se rendant compte du fait qu´on a eu peur de la mort. Il faut vivre en fonction de l´angoisse. Or, vivre ainsi, c´est servir quelqu´un qu´on craint, quelqu´un qui inspire ou incarne l´angoisse; c´est servir un Maître (rèel, c´est-à-dire humain, ou le Maître “sublimé”,-Dieu). Et servir un Maître,- c´est obèir à ses lois. Sans ce service, l´angoisse ne pourra pas transformer l´existence; et l´existence ne pourra donc jamais dépasser son état initial angoissé. C´est en servant un autre, c´est en s´extériorisant, c´est en se solidarisant avec les autres, qu´on s´affranchit de la terreur asservissante qu inspire l´idée de la mort. D´autre part ,] sans la formation – éducatrice [par le travail], l´angoisse reste interne-ou-intime et muette, et la Conscience ne se constitue pas pour elle-même. [Sans le travail qui transforme le monde objectif réel, l´homme ne peut pas se transformer réellement soi-même. S´il change, son changement reste “intime”, purement subjectif, révelé à lui seul, “muet”, ne se comuniquant pas aux autres. Et ce changement “interne” le met en désaccord avec le Monde qui n´a pas changé, et avec les autres, qui se solidarisent avec ce Monde non changé. Ce changement transforme donc l´homme en fou ou en criminal, qui sont tôt ou tard anèantis par la realité objective naturelle et sociale. Seul le travail, en mettant finalement le Monde objectif en accord avec l´idée subjective qui le dèpasse au prime abord, annule l´element de folie et de crime qui affecte l´atttitude de tout homme qui-poussé par l´angoisse- essaie de dépasser le Monde donné don’t il a peur, où il se sent angoissé et où, par consequent, il ne saurait pas ètre satisfait.]

La formule

Mes souvenirs sont très vagues.Je me souviens seulement du fait que j´étais triste, replié sur moi-même, pensif au milieu d´une atmosphère amicale et cordiale.

Nous étions à Harvard, c´était la céremonie de remise de diplômes qui nous consacrait docteurs en sciences actuariales.

Un futur plein de promesses s´ouvrait devant nous, jeunes spècialistes en statistique aux questions d´assurance, destinés à toucher un salaire trés elevé dans un secteur qui ne lésinait pas à investir sur notre matière grise.

Nous en étions conscients aussi que ne l´étaient nos professeurs et nos parents presents à la cérémonie.

Sans doute il y avait des choses à célebrer mais j´étais triste, d´autant plus pensif et replié sur moi -même que je me rappellais de la mort récente , prématuré et inattendue ,de “Voyou”,le chien de ma famille depuis ma plus tendre enfance.

Depuis ce jour-là, de fait, je n´avais pas cessé de penser à la formule que j´avais développée dans ma thèse doctorale. L´insuffissance de mes calculs en matière de longevité était mise doleuresement en évidence au moment où “Voyou”,accablè par une rage prècoce , aboya pour la dernière fois.

Maintenant, pourtant, après quelques essais et erreurs, je me rejouis d´avoir amené la formule de ma thèse á un degré de perfection inoüi. À tout prendre ma méthode pour  déterminer la durée de la vie de chacun  a été simple. En mettant dans une page-excel toutes les variables vitales que j´ai pu puiser en moi dès ma naissance, je suis arrivé au résultat concluant que voici:

Aujourd´hui, le 17/10/2015 , fête de Saint Statiscien, aura lieu mon décès.

Oui, à ce moment où j´écris ces lignes j´aurais du être mort, renversé par une voiture qui, malhereusement ne m´a pas encore renversé en essayant par ce biais de réduire à néant la perfection de mon hypothèse doctorale.

Mais je n´en ai rien à branler.

Étant donné que je ne veux pas continuer à être pensif d´une façon aussi stèrile et que mon génie ne peut pas rester en germe toute la vie j´ai conçu une solution de rechange.

J´en suis convaincu. Grâce à ce pistolet avec lequel je vise ma tempe, je mettrai un terme aux problèmes que, dès la mort de “Voyou”, la formule de ma thèse m´a posé.

Dos citas // Two quotes // Deux citations

A la hora de crear y establecer ortodoxias la estupidez es preferible con mucho al argumento racional, ya que aquélla no deja resquicio alguno a ninguna oposición, ningún hueco por el que el Otro pueda colarse para sembrar el desacuerdo”

“In the creation and enforcement of orthodoxies nonsense is much to be preferred to rational argument, since it leaves no opening to opposition, no place where the Other can creep back and sow dissent”

Roger Scruton

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“Sólo en el interior de un rebaño puede el hombre , pues, hacer su acto de aparición en la tierra”

“L´homme ne peut donc apparaître sur terre qu ´à l´interieur d´un troupeau”

Alexandre Kojève