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Archive for 24 marzo 2015

Un doigt sanglant dressé vers le ciel

Le gamin passait ses vacances dans le village où ses parents l´emmenaient d´habitude.

Ça faisait trés longtemps, mais le gamin n´arrivait pas à oublier ce petit accident, car ce fut la première fois qu´il eut l´impression d´être confronté à la mort, à la peur de la mort.

Une peur face à laquelle le gamin avait toujours le sentiment d´avoir été plus lâche qu´il ne l´aurait voulu.

On dit que dans l´enfance tout nous semble être plus grand qu´il ne l´est et c´est probablement le cas en ce qui concerne cet accident qui trouble encore les souvenirs du gamin.

En fait, cette peur prend corps trés aisèment dans son âme et débouche sur la vision d´un enorme doigt sanglant dressé vers le ciel.

Chaque fois qu´il regarde son index et la forme bizarrement convexe que son nouvel ongle avait développé à la suite de ce que son doigt fût coincé entre les deux charnières de la porte de l´épicerie du villaje où il passait ses vacances alors qu´un inconnu la fermait de l´interieur, le gamin éclate en sanglots comme s´il se trouvait aux portes des enfers.

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Poème sur deux sortes de pieds

Parmi ces pieds,

ceux du “Chelo”.

On se rappelle malgré soi.

Ces trucs épouvantables,

pleins de cors,

en bougant les orteils

comme s´il n´y avait personne

dans la chambre

où nous étions.

Obscènemment

chaussés en tongs

ces pieds nus

qu´on détestait

de toutes ses forces.

Parmi ces pieds,

les tiens, ma chèrie,

ceux que je n´arrête pas

de caresser.

De ton corps l´endroit

à l´abri duquel

mon regard démeure

afin d´oublier

les orteils bougants

qui, les nuits orageuses,

semblent pleuvoir encore

dans

certains de mes cauchemars.