Un passage en ciment

A l´angle de cette rue à Madrid, chaque fois que je me promène au coin de ce batîment  qui s´y trouve, mon nez repère, presque malgré lui, une odeur très singulière. On pourrait la décrire, moins poétiquement que je le voudrais, comme un mèlange d´excrements de chien et d´orine soit humaine , soit animale. Ce mélange perce mon nez arrivant en quelques secondes à mon cerveau. Alors un espèce de voyage m´amène à Bilbao, à un certain endroit du parc où je jouais quand j´ètais petit…

Je ne sais pas à quoi attribuer la capacité evocatrice de cette odeur. Peut-être qu´elle tient aux restes d´une peur enfantine. Peut-être…

Cet endroit, comment-est-ce qu´il était? Qu´est-ce qu´il avait là pour qu´il arrive à attirer mon odorat- le sens le plus primitif, à ce qu´on dit- jusqu´à nos jours?

Pas beaucoup de choses qui mèritent une attention si prolongée, à vrai dire.

Cet endroit était un passage étroit en ciment qui se trouvait entre un batîment élégant et un mûr qui le séparait de l´aire de jeu des enfants.

Dans une chambre de ce batîment élégant j´avais commencé à étudier l´allemand avec Margot, ma professeur,dont la mère me renseigna un jour au téléphone qu´elle, Margot, était morte. Ce jour là j´appelais pour annuler la classe car je ne pouvais pas y assister.Cependant la mort me devança.

La fenêtre de la chambre où j´apprenais l´allemand avec Margot était placée au cinquième étage du batîment, au dessus justement de ce passage étroit en ciment. Des fois son odeur atteignait la chambre.

En outre les excrements des chiens et des taches d´orine partout, il y avait aussi des seringues jetées par terre par des drogués. Une atmosphère sombre se répandait le long du mûr qui séparait  le passage de l´aire de jeu des enfants.

Le parc oú nous, les enfants, jouions , se trouvait au centre ville. C´était en fait le poumon d´un quartier propre et nanti, plein d´arbres à travers lesquels la lumière bagnait nos visages les jours ensoleillés. Par contre jamais la lumière du soleil n´atteignait ce passage en ciment.

Notre conduite envers lui consistait à l´eviter, comme s´il n´éxistait pas. À l´excepction des rares occasions où le courant d´air froid qui sortait de lui saisissait la curiosité de quelqu´un de nous, il ne faisait pas partie de ce qui nous interessait: le football et les filles.

Et pourtant il semble que mon odorat trahisse encore aujourd´hui quelque chose de plus.

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