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Archive for 30 enero 2014

Excel

La cosa aparentemente es sencilla. Multitud de celditas rectangulares en blanco que uno va rellenando, las más de las veces de números. Hay usuarios avanzados y los hay torpes. También los hay avanzadamente torpes. Probablemente sea mi caso.

Desde siempre mis relaciones con la tecnología y sus productos han sido conflictivas. Intento por todos los medios ponerme al día pero mientras lo hago siempre aparece un nuevo medio que vuelve a ponerme en el furgón de cola. Y así vuelta a empezar. Con los móviles, con los portátiles,con el windows, con el office, con el word,  con eso que llaman nube y que a mí me resulta un concepto harto borrascoso.

No quisiera trasladar la impresión de haberme quedado en la tecnología de la piedra de sílex pero sí que es cierto que puestos a elegir algo en mí tiende hacia el rudimento, hacia técnicas lo más elementales posibles, hacia combinaciones cuyos eslabones sean todo lo más de cajón.  De ahí que lápiz y sacapuntas en sabia combinación configuren uno de esos  contexto de útiles en que más a gusto me siento. Aquí me muevo como pez en el agua habiendo desarrollado un especial criterio a la hora de calibrar aquellas minas de lápices que se han afilado con propiedad y aquellas otras que a este respecto dejan que desear. Me precio de no sacar punta a las minas mal afiladas de los demás pero en lo que a las mías hace soy de una meticulosidad rayana en el perfeccionismo.

Con las celditas rectangulares de las hojas excel he acabado con el tiempo por llegar a una especie de entente. Ante todo, me valgo de las fórmulas matemáticas más simples y vinculo las celdas con la tabla de multiplicar y con sencillas divisiones, sumas y restas. Y aquí se acaba el repertorio, habiéndose saldado toda tentativa de ir más allá en estrepitosos fracasos. El secreto de que me maneje tan bien en este tan estrecho círculo  cabe quizá atribuirlo  a dos factores. Por un lado, a la querencia que con la edad he ido desarrollando por la cuenta de la vieja, por el dos y dos son cuatro, por el “no me cuentes milongas y díme de una puñetera vez cuánto vale” y, por otro, a la evocación de la infancia que late en cada una de esas operaciones simples de números, como si repetirlas de adulto me retrotrajera al niño que fui. Y lo mismo me pasa con los colores. Necesito colorear las celditas en tonos vivos tal si estuviera garabateando una blanca hoja de papel con lo que de mi imaginación infantil saliera.

Sólo así, al calor de estas operaciones ingenuas y simples de la memoria, puedo reconciliarme parcialmente con la complejidad de una tecnología- windows, cloud o de chubasquero- que siempre me ha desbordado.

Sólo así me veo capaz de empezar a rellenar todas esas celditas en blanco y a disponerlas de tal modo que el orden de sus factores acabe siendo de alguna manera-por más que remota- mi producto.

Robinsonne (Suite rédigée par Pascale Barone)

Le rêve l’avait toujours sauvée. Sauvée des autres, sauvée d’elle même. En laissant divaguer ses pensées, elle avait appris à sortir du quotidien monstrueux méticuleusement pensé par son époux. Seuls les arcanes de son esprit lui avaient permis de supporter la vie avec celui qui était devenu son bourreau. Pourtant l’histoire promettait d’être belle. Comme une évidence. Elle avait rencontré ce fils de bonne famille et s’était laissée séduire par son désoeuvrement et sa liberté. Elle avait été admirative de la facilité qu’il avait de prendre des décisions, faire des choix, exprimer ses émotions. Toutes choses que le manque de spontanéité dont elle souffrait lui interdisait. Pour lui, elle avait ouvert les bras. Et quand il lui avait proposé de l’accompagner, elle s’était volontiers laissée convaincre. Cette relation du début lui avait permis de se réconcilier avec elle-même jusqu’à un certain point.

Au bout de quelques temps de vie commune, déjà elle avait perçu des incohérences dans son attitude. Mais, aveuglée par le miroir valorisant qu’il savait lui tendre, elle avait laissé de côté son intuition. Et puis, les jours succédant aux jours, il avait commencé à montrer son vrai visage. Derrière l’image brillante et haute en couleur du séducteur, elle découvrit petit à petit les oripeaux et la noirceur. L’infidélité n’était pas le pire de ses maux. Il se révéla progressivement tel qu’en lui-même, pervers et manipulateur. Quand son masque fut totalement tombé, elle parvint à comprendre qu’elle s’était comportée comme une enfant en lui faisant confiance . Réalisant qu’elle s’était complètement fourvoyée, elle en était venue à ne plus penser qu’à une chose : se libérer des chaînes invisibles que cet époux tyrannique avait tissées autour d’elle.

A partir de là, elle  adopta  la psychologie d’une mante religieuse. Elle  déploya une énergie considérable pour affronter la vie qu’il lui faisait mener tout en construisant dans les méandres de son cerveau de multiples scénarios qui pourraient lui permettre de sortir de cette aliénation.

De cette époque datait l’affection démesurée qu’elle avait développée à l’égard de son canari, seule âme qui lui semblait avoir de la valeur et qui la consolait par son chant de la cruauté de son mari.

Dès qu’elle avait un moment de liberté, elle imaginait avec délice les jours où elle se trouverait enfin seule. Plus question alors de se laisser enferrer dans une relation avec qui que ce soit. Toutes ces années de souffrance lui avaient appris à lire derrière le regard des hommes et lui avaient donné envie de se rapprocher des bêtes. Elle s’était vue capable de vivre en autarcie dans une île, entourée d’animaux exotiques telle une Robinsonne. Mais, jamais elle n’avait projeté tout cela sérieusement.

Et maintenant qu’elle se retrouvait perdue au milieu de l’océan, elle avait l’impression de vivre dans un rêve. La solitude était devenue sa plus fidèle compagne et elle en retirait une indicible satisfaction. Outre la maîtresse officielle de son époux décédé, à laquelle elle réservait en pensée un sort qui empirait chaque jour, elle songeait avec délectation quotidiennement à la lente agonie de son mari. Un soir, alors qu’elle venait encore de se laisser aller  à ces pensées mortifères, elle s’aperçut que le chant de son canari, seul rescapé du naufrage, et qui l’accompagnait d’ordinaire pendant ses ablutions, ne parvenait pas à ses oreilles. Quand elle s’approcha  de la cage, ce fut pour constater qu’elle était restée ouverte et découvrir le corps inanimé de son compagnon gisant sur le sol. De chaudes et douces larmes, sensations oubliées depuis toutes ces années qui lui avaient laissé le coeur sec, se mirent à sillonner ses joues.

Ce nouveau jaillissement fut comme une libération. Elle prit conscience que l’esprit vengeur et revanchard qui animait son âme chaque  soir n’était autre que le résidu hérité de son époux. Elle se dit alors qu’elle faisait fausse route. Si elle continuait ainsi, elle marcherait le plus sûrement possible dans les pas de son défunt mari et réaliserait la terrible  prophétie qu’il avait proférée à son insu. Elle décida alors de rouvrir les yeux sur le monde et de sortir d’elle-même. Elle se tourna vers l’océan et se mit à fixer l’horizon où peut-être, un jour, se dessinerait la possibilité d’un homme…

Déclaration après la défaite

Un jour, je ne sais pas exactement lequel, je me suis dit: ça sera joli d´écrire en francais, anglais et allemand. D´où ce blog où j´essaie de réaliser cette noble aspiration.

Neanmoins j´avoue qu´il y a des jours où on désespère, des jours où on ne pense qu´à jeter l´éponge.

Aujourd´hui, Dimanche 19 Janvier 2014 par exemple, après m´être rendu compte de toutes les erreurs dont mon dernier texte en francais était rempli, la pensée de m´être embarqué dans une entreprise folle, qui tout simplemente me déborde, une entreprise ,par ailleurs, qui ne tiendrait qu´à la suffisance qui découle d´une sotte ignorance de mes propres limits, une telle pensée s´empare de moi et parvient à ébranler tous mes nobles objectifs.

Je n´ose même pas démentir cette pensée. Je ne m´oposserai à lui et je  le laisserai plutôt se dégonfler comme un ballon de baudruche

Entretemps je ressens toujours le besoin d´aller jusqu`au bout et de ne pas m´arrêter à mi-chemin. Alors au lieu de me plaindre je m´en tiendrai à ces sages mots de Platon:

“Il ne s´agit pas de recevoir des coups et, comme les enfants, de se tenir l´endroit blessé, tout en hurlant et en se frottant. Il faut sans relâche accoutumer l´âme à venir au plus vite soigner, redresser, la partie qui est tombée, qui a mal: par la vertu du remède les lamentations disparaissent” (“La République”)

Un premier remède auquel j´ai pensé c´est la publication de la suite du récit “Robinsonne”. Un vrai cadeau que j´ai reçu de mon amie Pascale Barone. Sa génerosité m´encourage et me guérit à la fois. Un deuxième le rémanièment et la correction du texte “L´amour impossible de Deborah et Noodles” que j´envisage de publier dans les prochains jours et dans lequel , malgre toutes les erreurs, il y a quelque chose que je voudrais sauver. Là- dessus je remércie Isabelle Brault de ses bons consèils d´écriture.

L´amour impossible de Deborah et Noodles

Deborah était seule dans le bar. Elle songeait, revêuse, en regardant sa tasse de café ce soir noir d´un dimanche d´hiver. Elle venait de mettre un morceau de sucre dans la tasse   et s´attardait à contempler les vagues concentriques que ceux-ci faisait sur la surface liquide. En peu de temps le morceau  fut trempé de la couleur noire du café et il commença à se dissoudre, à disparaître dans la tasse, à s´enfoncer dans un bagne de douceur amère “Comme sa vie”, pensa-t-elle. “Comme sa vie après ce rencontre”, se dit-elle toujours. “Comme sa vie avant de ce que la chaise en face de soi fût désoccupée” conclut-elle

Noodles, il s´était mis recemment en contact avec elle à travers le seule moyen qui lui était disponible faute d´avoir ses coordonnées; un réseautage social en ligne qu´il employait de temps à autre pour promouvoir sa vie professionelle, figée depuis longtemps dans un échelon sans aucune espérance de montée. Pour s´expliquer cette situation il avait commencé à la suite des conseils de son therapeute à établir des liens significatifs entre sa vie professionelle et sa vie amoureuse, cette dérnière figée à son tour dans l´ échelon d´un mariage en pleine pente, fruits duquel avaient été six enfants reconnus et six inconnus essaimés dans le monde entier- origine, d´ailleurs, des copieux dépens supplementaires.

Petit à petit il se fut aperçut à quel point la disette dans laquel son minable pouvoir d´achat par rapport à una famille si vaste le placait, était lié à l´experience inachevée, voire frustrée de son premier amour, un amour qu s´obstinait á le chasser même dans les coins les plus cachés de ses rêves, un amour qui n´arretait pas de le coincer depuis le fond de son âme. Il a beau se mettre des oeillères et tirer la charrue pour alimenter sa trop grande famille avec une exemplarité digne de l´enfouir dans un cercueil paré des nombreaux drapeaux si, par hasard, l´effort d´entretien  le débordait un jour, il n´était pas à même de sortir de sa tête cette amour destinée à allumer – aux yeux au moins de ses fantasmes – l´étincelle d´un succés et professionel et sentimental sans partage.

Noodles, donc, se décida et envoya un message à son amour d´enfance Deborah à travers ce réseautage professionel et, après quelques minutes, elle lui repondit en lui donnant son número de portable et en lui disant qu´elle serait très hereuse de pouvoir le revoir et de parler du passé  qu´ils, les deux, avaient si étroitement partagé à l´école. Face à cette réponse Noodles ne perdit pas le temps et arranga resolûment un rendez-vous avec Deborah dans un bar.

Dès l´instant où il la vit dans le bar avec son chapeau jaune, son pardessus vert et son visage si beau et si pareil à celui de la fille dont il se souvenait si intensement, tout l´amour qu´il avait essayé de toute sa force de refouler  commença à bouilloner dans tous le sens si bien qu´il eut du mal à amorcer une conversation coherente sans l´embrasser sur- le -champ. Après quelques instants, neanmoins, il réussit à  arrêter de bàgayer et  dire des platitudes et il arriva plus ou moins à se maîtrisser. Il appela le garçon,  demanda ensuite à Deborah ce qu´elle voulait pour boire et commanda deux tasses de café. Cette operation banale l´aida à trouver plus d´equilibre ainsi que la naturalité necessaire pour aller lui poser des questions sur la vie qu´elle mènait à present tout en évitant soigneusement de parler dans la mesure du possible de la sienne. Quoiqu´il en soit, Deborah, elle n´avait  non plus envie de parler de la vie qu´elle mènait , de ses cinq mariages echoués l´un aprés l´autre, le dernier plus rapidement que le precedent, de sa fille ainé, si semblable à elle même, qui commencait à lá âge de quinze ans à le défier avec insolence et à s´habiller gothique, d´un succés professionel qui l´avait amené, certes, au  sommet de son secteur  mais qui  ne comblait du tout le vide d´une vie sentimentale, la sienne, de plus en plus sans repères ,de plus en plus à la dérive. Non, tous les deux avaient la forte necessité de s´evader, de s´accrocher , si possible, à un brin d´spoir en parlant du passé lointain de leur enfance, en laissant de côté leurs tracas quotidiens, les gênes journaliers qui , à fur et à mesure qui se répetaient, eloignaient la possibilité d´ atteindre le bonheur auquel ils s´ attendaient dans leurs vies d´adultes.

Presque inconsciemment, donc, ils se glissèrent vers le monde enfantin de leur école. Ici ils s´installèrent à leur gré et ils se mirent à evoquer les longues prières à première heure du matin sous un froid du canârd auxquelles la fois raide de la directrice  les soumettait chaque jour sans pìtié dans la cour,  cette cour même où pendant la pause les filles sautaient à la corde et les garçons jouaient à la balle, les occasions où les sauts des filles tiraient de leurs jupes vers le haut en laissant entrevoir leurs culottes aux regards de plus en plus avides des garçons, et, sur tout,ce jour-là, où en jouant au cache cache dans la cour, dans ce part de la cour plus precisamment appelé “les champs” du fait qu´il s´agissait d´ un terrain plein de mauvaises herbes qu´on utilisait d´habitude pour faire des choses interdits par la direction, il trouva sa cachette et en l´enveloppant fort entre ses deux bras pour lui empecher d´echapper ils tombèrent par terre dans une etreinte et face à face et au sol, entourés par les mauvaises herbes qui là  poussaient, ils se regardèrent et il, Noodles, attiré par l´ intensité muette de ses yeux, tenta alors de l´embrasser et voilá que, dans la foulée, elle profita de son désir pour s´échapper….

Et ainsi en fouillant dans leurs memoires Deborah et Noodles, ils éclatèrent à rire jusqu´à ce moment où leurs regards se croisèrent comme autrefois dans “les champs” interdits de leur école, jusqu´à ce moment où leurs yeux prirent un air serieux et se mirent  à creuser leurs âmes par dessus de la table du bar avec une intensité muette,  presque comme ils le fissent jadis avant de tomber par terre dans les champs interdits,  à la difference près qu`à present ils étaient assis paisiblement sur les chaises de ce  bar, et que le joug de la vie adulte pesait sur eux avec une pesanteur accablante et que ni elle ne voulait plus se cacher n´il poursuivre une quête qui aboutirait dans une fuite. La seule chose qu´ elle convoitait c´ êtait d´ être trouvée à nouveau en se dérobant pour de bon de sa cachette , d´être enveloppé par ses bras en tombant par terre sous une étreinte charnelle , de se faire baiser n´importe où puis qu´elle se trouvait déjà au milieu des mauvaises herbes des champs interdits et ceci il l´avait compris dès que leurs regards se croisèrent au délà de la table, au dèlà du bar, au dèlà de leurs vies,  dans  le même lieu justement du passé.

En ce moment, donc, ils ammènèrent resolûment leurs tasses de café vers leurs levres et épuissèrent leurs boissons. Ensuite ils se mirent début et se rendirent vers les toilettes du bar. Puis il ouvrit la porte des toilettes d´hommes,  entra, et en regardant à droite et à gauche il constata que personne était là et qu´ils avaient le champ libre.Il fit un signe à Deborah pour qu´elle se rapprochait de lui, il lui prit la main et tira violemment son corps vers lui. Après ils se cachèrent dans une cabine des toilettes et en fermant les yeux jusqu´à n´avoir en face d´eux que le rayon vert des mauvaises herbes, ils se mirent à faire l´amour comme des bêtes en rut.

“Madame…Excusez-moi, Madame, mais nous allons fermer” dit le garçon à   Deborah , lorsqu´elle songeait revêuse ce soir d´un dimanche d´hiver, noir comme le marc de son café, plutôt que vert.

La emoción de la vergüenza // The emotion of shame // Das Schamgefühl (Norbert Elias “Über den Prozess der Zivilisation”)

La emoción de la vergüenza es una excitación específica, un tipo de angustia que se reproduce en el individuo automáticamente y según hábito en ocasiones determinadas. A primera vista se trata de una angustia ante la degradación social o, más generalmente, se relaciona con las pretensiones de superioridad de los otros, pero se trata de una forma de angustia o de displacer producida y caracterizada por el hecho de que el individuo que teme la inferioridad no puede repeler este peligro por medio de ningún ataque físico ni de otra clase. Esta indefensión contra la superioridad de los otros, este estar completamente a su merced no encuentra su origen en la amenaza inmediata de la superioridad física de alguien presente aquí y ahora, si bien cabe ciertamente  remontarse a la coerción e inferioridad físicas experimentadas por el niño en relación a sus tutores. En los adultos, sin embargo, esta indefensión encuentra su origen en el hecho de que las personas cuyas pretensiones de superioridad el individuo teme se corresponden con el super-yo del individuo inerme y temeroso, con el aparato auto-coercitivo que en él fue cultivado por esos mismos otros de los que dependía y que, por ello mismo, tuvieron un cierto poder y superioridad sobre él.

A esto se debe el que la angustia que designamos con el nombre de “vergüenza” se nos muestre difuminada a la vista: por más fuerte que sea sentida, dicha angustia no se articula de una forma clara. La excitación de la vergüenza debe su particular sesgo a que el individuo que la experimenta hace o está a punto de hacer algo que le lleva a entrar en conflicto tanto con las personas con las que de una u otra forma se relaciona como consigo mismo, con la parte de la conciencia encarga de su autocontrol. El conflicto que se expresa en la excitación de la vergüenza no es tan sólo un conflicto entre el individuo y la opinión social dominante sino un conflicto por el que el individuo es llevado a entrar en contradicción con la parte de sí mismo encargada de representar esa opinión social. Es un conflicto que atañe al contenido anímico del mismo individuo: es él mismo quien se contempla como inferior. Teme perder el amor o la consideración de aquellos cuyo amor y consideración le importan o le importaban. La actitud de éstos se ha solidificado en él en algo con respecto a lo cual se mide a sí mismo. Y  es esto lo que le deja tan indefenso en relación a las pretensiones de superioridad de los otros, pretensiones que en cierto sentido son las encargadas de actualizar este automatismo en él.

The emotion of shame is a specific excitation, a type of anxiety that reproduces itself automatically and out of habit in the individual on specific ocassions. On the surface this  anxiety concerns social descent or, more generally speaking, is related to the claims of superiority of others, but it´s a form of anxiety or unpleasure that  is produced and characterized by the fact that the individual fearing an inferiority can´t fend off this danger either by physical force or any other form of attack. This defencelessness against the superiority of  others, this  being placed completely at the mercy of them originates not from the immediate threaten of the physical superiority of someone that is present here and now , although  it can  be certainly traced back to  the physical coercions and the bodily inferiority that the child experienced with respect to his guardians. In adults, however, this defencelessness originates from the fact that the people whose claims of superiority the  individual fears are in accord with the super-ego of the defenceless and frightened individual, with the self-coercive apparatus that was bred in him by the same persons on whom he depended and that had over him, therefore, a certain amount of power and superiority.

That´s why the anxiety that we name after the term of “shame” ist not easily recognizable, because however strong it is felt, it remains inarticulate. The excitation of shame owes its special tinge to the fact that the individual that experiences it, does or is about to do something that puts him in conflict  both with the people to whom he is in one way or another related and with himself, with the part of his conscience through which he controls himself. The conflict expressed by the anxiety of shame is not just a conflict between the individual and the ruling social opinion but a conflict to which the individual is brought with the part of himself in charge of representing that social opinion. It´s a conflict within the individual´s own soul: he himself regards himself as inferior. He fears losing the love or consideration of those to whose love and consideration he attaches or he attached importance.Their stance has hardened in him into something with respect to which he measures himself. That´s what makes him so defenceless against the claim of superiority of others, claims that in some sense are responsible of updating this automatism in him.

Das Schamgefühl ist eine spezifische Erregung, eine Art von Angst, die sich automatisch und gewohnheitsmäβig bei bestimmten Anlässen in dem Einzelnen reproduziert.. Es ist, oberflächlich betrachtet, eine Angst vor der sozialen Degradierung, oder, allgemeiner gesagt, vor den Überlegenheitsgesten Anderer, aber es ist eine Form der Unlust oder Angst, die sich dann herstellt und sich dadurch auszeichnet, dass der Mensch, der die Unterlegenheit fürchten muss, diese Gefahr weder unmittelbar durch einen körperlichen Angriff , noch durch irgendeine andere Art des Angriffs abwehren kann. Diese Wehrlosigkeit vor der Überlegenheit Anderer, dieses völlige Ausgeliefertsein  an sie stammt nicht unmittelbar aus der Bedrohung  durch die physische Überlegenheit Anderer, die hier und jetzt gegenwärtig sind, obwohl sie ganz gewiβ auf physische Zwänge, auf die körperliche Untelegenheit des Kindes gegenüber seinen Modelleuren zurückgeht. Beim Erwachsenen aber kommt diese Wehrlosigkeit daher, dass die Menschen, deren Überlegenheitsgesten man fürchtet, sich in Einklang mit dem eigenen Über-Ich des Wehrlosen und Geängstigten befinden, mit der Sebtszwangsapparatur, die in dem Individuum durch Andere, von denen er abhängig war, und die ihm gegenüber daher ein gewisses Maβ von Macht und Überlegenheit hatten, herangezüchtet worden ist.

Dem entspricht, dass die Angst, die wir “Scham” nennen, für die Sicht der Anderen in hohem Maβe abgedämpft ist: so stark sie sein mag, sie kommt nicht unmittelbar in lauten Gesten zum Ausdruck. Die Scham-Erregung erhält ihre besondere Färbung dadurch, daβ der, bei dem sie sich einstellt, etwas getan hat oder etwas zu tun im Begriff ist, durch das er zu gleicher Zeit mit Menschen, mit denen er in dieser oder jener Form verbunden ist oder war, und mit sich selbst, mit dem Sektor seines Bewusstseins, durch den er sich selbst kontrolliert, in Widerspruch gerät; der Konflikt, der sich in Scham-Angst äuβert, ist nicht nur ein Konflikt des Individuums mit der herrschenden, gesellschaftlichen Meinung, sondern ein Konflikt, in den sein Verhalten das Individuum mit dem Teil seines Selbst gebracht hat, der diese gesellschaftliche Meinung repräsentiert;es ist ein Konflikt seines eigenen Seelenhaushalts; er selbst erkennt sich als unterlegen an. Er fürchtet den Verlust der Liebe oder Achtung von Anderen, an deren Liebe und Achtung ihm liegt oder gelegen war. Deren Haltung hat sich in ihm zu einer Haltung verfestigt, die er automatisch sich selbst gegenüber einimmt. Das ist es, was ihn gegenüber den Überlegenheitsgesten Anderer, die in irgendeiner Hinsicht diesen Automatismus in ihm selbst aktualisieren, so wehrlos macht.

Arnie Mesnikoff on Bucky Cantor (Philip Roth´s “Nemesis”) // Arnie Mesnikoff sobre Bucky Cantor (“Némesis” de Philip Roth)

Le cogí  la mano sana- una mano cuyos músculos aún funcionaban bien pero que ya no era ni fuerte ni robusta, una mano cuya firmeza podía ahora recordar la de la pulpa de una baya- y le dije: “Fue la polio la que causó el daño. Tú no fuiste el causante de nada. Tuviste tampoco que ver con el contagio como Horace. Tú también fuiste una víctima, igual que lo fuimos todos”

“No, Arnie, no fue así. Me acuerdo de una noche en la que Bill Blomback estuvo contándoles a los niños sobre los indios, cómo éstos creían que algunas de las enfermedades que sufrían se debían  a que un ser maléfico les disparaba flechas con un arco invisible”

“Para ahí” protesté. “No sigas con eso, Bucky, por favor. Son historias de campamentos, historias  de niños. Seguro que también aparece un curandero encargado de espantar los malos espíritus. Tú no eres ese ser maléfico de los indios y tampoco, ¡Joder!, ninguna flecha, tú no fuiste ningún mensajero de enfermedad ni de muerte. Si fuiste causante de algo- si tanto te empeñas en serlo- lo fuiste sin ninguna culpa”

Entonces, como si me sintiera capaz de hacerle cambiar con sólo la fuerza de mi deseo, como si después de todas nuestras conversaciones mientras comíamos pudiera lograr que se viera a sí mismo como algo más que sus defectos y que se deshiciera  de toda su vergüenza, como si estuviese a mi alcance el hacer revivir un ápice de la fortaleza de aquel joven responsable de nuestra zona de juegos que, sin ayuda de nadie, mantuvo a raya a aquellos diez matones italianos que pretendían amenazarnos con propagar la polio entre los judíos- le dije con vehemencia,

“No la tomes contigo. Ya hay en el mundo bastante crueldad. No empeores las cosas martirizándote”

Pero no hay nadie más perdido que un niño bueno echado a perder. Había pasado demasiado tiempo a solas con su sentido de las cosas y renunciado a lo que más desesperadamente quería como para  que yo pudiera hacerle desterrar el significado que atribuía al acontecimiento que marcó su vida o alterar lo que le ataba a él. Bucky no era un hombre brillante- no se hubiera dedicado, de lo contrario, a dar clases de deportes a niños- y nunca tuvo el menor sentido de la despreocupación. Era una persona mayormente sin humor, con capacidad suficiente para expresarse pero sin la más leve sombra de ingenio, alguien que jamás en su vida había hablado en tono satírico o con ironía, alguien que sólo muy raramente hacía comentarios graciosos o en broma, alguien, por el contrario, poseído por un acuciante sentido del deber pero con una escasa fuerza mental. Y pagó un precio muy alto por ello al atribuir a la historia que vivió el más definitivo de los significados, un significado que, intensificándose al correr del tiempo, agrandaría el daño que tuvo que padecer. Para Bucky el desastre que se cebó tanto en la zona de juegos de Chancellor como en el campamento de Indian Hill  no fue un capricho malévolo de la naturaleza sino un crimen cometido por él y que tenía que resarcir quedándose sin nada y arruinando su vida. La culpa, en alguien como Bucky, puede parecer algo absurdo, pero, en realidad, es algo inevitable. Un hombre así está condenado. Nada de lo que haga está a la altura de su ideal, no sabe dónde termina su responsabilidad. Asumiendo un estricto ideal de bondad natural que no le permite resignarse al sufrimiento de los demás, nunca reconoce sin sentirse culpable sus propios límites. Para un hombre así el mayor triunfo consiste en evitar que su amada se case con un tullido (Nota: él, Bucky mismo) y su heroísmo, en desistir de su deseo más profundo renunciando a ella.

Aunque, quizá, si no hubiera huido del reto que se le planteó en la zona de juegos, si no hubiera abandonado a los niños de Chancellor apenas unos días antes de que el ayuntamiento cerrara la zona y los mandara a todos a casa- y quizá, también, si a su amigo más íntimo no lo hubieran matado en la guerra- a lo mejor no se hubiera culpabilizado tan rápidamente del desastre y no se hubiera convertido en uno de esos seres destrozados por el tiempo que les tocó vivir. Quizá, si se hubiese quedado y hubiera vivido hasta el final la prueba a la que la comunidad de los judíos de Weequahic fue sometida por la polio y si,  más allá de lo que a él pudiera haberle pasado, se hubiese mantenido ahí resueltamente al frente…

O quizá hubiera llegado a verlo todo de la misma manera  sin que hubiese importado en qué sitio se hubiese quedado, y quizá, hasta dónde alcanzo a saber, hasta donde la ciencia epidemiológica alcanza a saber, estuviese en lo correcto. Quizá Bucky no se equivocaba. Quizá no se dejaba engañar por la autodesconfianza. Quizá no exageraba en lo que decía y su conclusión no fuera la equivocada. Quizá fue él la flecha invisible.

I took hold of his good hand then- a hand whose muscles worked well enough but that was no longer substantial and strong, a hand with no more firmness to it than a piece of soft fruit- and I said, “Polio did them the harm. You weren´t a perpetrator. You had as little to do with spreading it as Horace did. You were just as much a victim as any of us was.”

“Not so, Arnie. I remember one night Bill Blomback telling the kids about the Indians, telling them how the Indians believed that it was an evil being, shooting them with an invisible arrow, that caused certain of their diseases”

“Don´t,” I protested. “Don´t go any further with that, please. It´s a campfire story, Bucky, a story for kids. There´s probably a medicine man in it who drives off evil spirits. You´re not the Indians´evil being. You were not the arrow, either, damn it-you were not the bringer of crippling and death. If you ever were a perpetrator-if you won´t give ground about that- I repeat: you were a totally blameless one.”

Then, vehemently- as though I could bring about change in him merely by a tremendous desire to do so: as though, after all our hours of talking over lunch, I could now get him to see himself as something more than his deficiencies and begin to liquidate his shame; as though it were within my power to revive a remnant of the unassailable young playground director who, unaided by anyone, had warded off the ten Italian roughnecks intending to frighten us with the threat of spreading polio among the jews-I said, “Don´t be against yourself. There´s  enough cruelty in the world as it is. Don´t make things worse by scapegoating yourself.”

But there´s nobody less salvageable than a ruined good boy. He´d been alone far too long with his sense of things – and without all he´d wanted so desperately to have- for me to dislodge his interpretation of his life´s terrible event or to shift his relation with it. Bucky wasn´t a brilliant man- he wouldn´t have had to be one to teach phys ed to kids- nor was he ever in the least carefree. He was largely a humourless person, articulate enough but with barely a trace of wit, who never in his life had spoken satirically or with irony , who rarely cracked a joke or spoke in jest- someone instead haunted by an exacerbated  sense of duty but endowed with little force of mind, and for that he had paid a high price in assigning the gravest meaning to his story, one that, intensifying over time, perniciously magnified his misfortune. The havoc that had been wrought both on the Chancellor playground and at Indian Hill seemed to him not a malicious absurdity of nature but a great crime of his own, costing him all he´d once possessed and wrecking his life. The guilt in someone like Bucky may seem absurd but, in fact, is unavoidable. Such a person is condemned. Nothing he does matches the ideal in him. He never knows where his responsibility ends. He never trusts his limits, because, saddled with a stern natural goodness that will not permit him to resign himself to the suffering of others, he will never guiltlessly acknowledge that he has any limits. Such a person´s greatest triumph is in sparing his beloved from having a crippled husband, and his heroism consists of denying his deepest desire by relinquishing her.

Though maybe if he hadn´t fled the challenge of the playground, maybe if he hadn´t abandoned the Chancellor kids only days before the city shut down the playground and sent them all home- and maybe, too, if his closest buddy hadn´t been killed in the war- he would not have been so quick to blame himself for the cataclysm and might not have become one of those people taken to pieces by his times. Maybe if he had stayed on and outlasted polio´s communal testing of the Weequahic Jews, and,regardless of whatever might have happened to him, had manfully seen the epidemic through to the end…

Or maybe he would have come to see it his way no matter where he he´d been, and for all i know-for all the science of epidemiology knows-maybe rightly so. Maybe Bucky wasn´t mistaken. Maybe he wasn´t deluded by self-mistrust. Maybe his assertions weren´t exaggerated and he hadn´t drawn the wrong conclusión. Maybe he was the invisible arrow”