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Une histoire relativiste

Voilá, au dessus de nous les deux personnes sur les images. À droite Umpala, Kenyan de souche et professeur d´anthropologie à l´université de Nairobi, à  gauche, Viktor, chômeur et natif d´Auvergne dont les ancêtres étaient des metisses franco-allemands, deux tribus rivales, par ailleurs.

Hier soir, aprés avoir mis dans sa poche la bourse qui lui est accordé par l´université afin de lui permettre de poursuivre ses études d´anthropologie sur le terrain, Umpala faisait sa valise tout en évoquant ce qu´il trouverait à son arrivée dans les terres inconnues qu´il était désormais chargé d´explorer.

Son comportement avait expérimenté des hauts et des bas dernièrement. Trois jours avant, il semblait étre à la hauteur de la mission qu´on lui avait confié. Fier de lui il ne faisait que s´en targuer devant ses collègues, les concurrents, en fait, qui´l avait battus. Son miroir lui offrait l´image de toutes ses vertus, à la fois comme étudiant-  plutôt le chouchou de la maîtresse- et comme explorateur avant la lettre- plutôt dès l´enfance un profiteur avant la lettre des faiblesses d´autrui. Avant-hier, par contre, il regrettait sa sotte vanité en se disant que l´avenir, si plein de promesses qu´il soit, pourrait aussi lui apporter de nombreuses déceptions. À ces moments- là, la peur règnait sans partage dans son coeur. Même hier, à l´aube, en se réveillant mouillé par la sueur, il a failli s´évanouir, si intense était la peur qu´il éprouvait.

Le matin, il avait toujours du mal a se tenir debout si bien que sa mère a dû téléphoner au chaman de la tribu qui lui a ordonné de prendre trois pilules d´une drogue du terroir à chaque repas. Dès qu´il a avalé les trois premières, à l´heure du petit-déjeuner, son état a changé de fond en comble. Umpala non seulement s´est remis d´une façon inouïe, mais, poussé par une envie inépuisable de vivre,il s´est habillé à la mode-la mode à laquelle sa tribu avait l´habitude de s´habiller jadis, lors des occasions spéciales, cést-à-dire, le corps nu sauf une lourde chaîne autour du cou avec une griffe de tigre en breloque. Habillé donc de cette façon il s´est rendu à la fac pour demander en bonne tenue sa bourse. Quel grand fils¡ On dirait l´esprit de son père¡ se rejouissait sa mère en le regardant de loin derrière ses lunettes. La poitrine ainsi gonflé et d´orgueil et de substances plus ou moins nuisibles, Umpala a été à même d´adresser un discours solennel et émouvant aux autorités universitaires à Nairobi.

Si nous faisons maintenant un retour sur le moment où Umpala  faisait hier soir sa valise en èvoquant des pensées bariolées, nous trouvons que celles-ci coincident avec celles que Víktor était en train d´évoquer durant son sommeil. Car, à cause  du  décalage horaire celui-ci dormait chez lui en Auvergne en rêvant precissement qu´il était Umpala à Nairobi. Deux semaines avant Viktor avait été renvoyé de son travail. Vu qu´il n´aimait pas du tout ce dont il s´occupait là, il ne se sentait pas triste. Sa vraie vocation était l´anthropologie qu´il avait étudié à l´université de Clermont-Ferrand. Mener un enquête sur le terrain, ranger ses affaires pour partir en terre inconnue, se mettre, enfin, dans la peau d´un kenyan de souche, voilá ce qu´il rêvait chaque fois qu´il faisait la grasse matinée, aprés étre sorti le soir pour boire avec ses amis.

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