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Sur l´autoroute

D´emblée il faut avouer que j´aime bien conduire. En ayant un volant entre les mains , un pare-brise en face de moi et la musique d´ un bon cd donnant de l´ambience à tout ça, je me plonge toujours dans un état presque hypnotique. Du coup, j´ai la flemme d´arrêter et j´ai envie seulement de continuer au volant. Plongé , donc, dans cet état mais en ecoutant de la radio en français au lieu de la musique  pour exercer ma comprehensión orale, je me suis dit qu´il serait convenable de me rendre vers une station -service pour acheter en parlant français mon dernier paquet de cigarette avant de passer la frontière espagnole. Alors j´ai pris la première sortie de l´autoroute qui m´ y amenait  et aux alentours de Bourdeaux j´ai garé ma voiture. En sortant un peu etourdi de mon vehicule à quatre roues dont la marque suedoise venait de tomber en faillite, j´ai ramassé quelques saletés qui se trouvaient dans le siège du copilote pour le rendre plus propre vu qu´il avait une espèce de grande poubelle ou container à côté d´où j´avais stationné. Ensuite je les ai jetées dans le container et je suis retourné vers la voiture tout en obliant le but de m´arrêt, soit, le paquet de cigarette que je voulais acheter.

Bon, déjà prés de la porte de la voiture j´ai mis ma main droite dans la poche droite de mon pantalon pour sortir les clés et poursuivre mon voyage. Rien. Puis j´ai essayé de mettre ma main droite dans la poche gauche. Rien non plus. Ensuite j´ai fait la même chose en incluyant les poches arrières de mes jeans jusqu´à épuiser toutes les possibles combinations. Rien de rien. Quoique je fisse les damnées clés ne paraissaient pas. Petit à petit j´ai commencé à faire d´autres possibles combinations selon la serie qui suit: voiture – clés – container… A fur et à mesure que je me la repetais, la couleur de mon visage prennait des tonalités jaunes. Sans pouvour bouger á peine j´ai trainé mes jambes vers le container dont la couvercle se trouvait á la hauteur de  ma poitrine. Je me suis dit en tant que soulagement: “ Est-ce- que tu ne voulait pas parler toujours en français? Voilá une nouvelle chance que la vie te donne” Pas de résultat. Mon corps en face du container tel un bateau échoué et l´aura jaune qui se dégagait de ma personne ont du attirer l´attention d´une couple qui mangaient sur le pouce á côté de leur voiture. “Qu´est- ce que vous avez?” me demande un petit homme chauve. Je tente de l´expliquer et de tirer en français le bilan le plus plausible de mes combinations. Il comprend toute de suite. Il parle avec son femme. Tous les deux se rapprochent du container. “Il faut enlever la couvercle” concluent- ils. “Elle est cadenassée” je retorque , le regard fixé au sol. “Ces gens-là, ils avaient une lampe de poche, demande- leur de te la donner” le petit homme me dit en me montrant une autre couple qui mangeait aussi sur le pouce. Je me rends vers eux et en retournant, toujours le regard fixé au sol, avec une réponse negative, voilá que le petit homme et son femme, ils, avaient été à même d´enlever la courvercle, sans que je ne puisse pas encore dire comment ont- ils fait. Ensuite tous les trois , nous nous mettons à voir ce qui se trouvait á l´interieur du container. Il va de soi que déchets, mais il faillait trier ceux- qui étaient à moi afin de chercher quelque trace de mes clés. Tout d´un coup et en souriant je repère une boteille d´orangina, dans la foulée un sac plastique de bonbons, peu de temps aprés l´enveloppe d´une barre chocolatée Twix…On se rejouissait de la vue comment si on se penchait au balcon un jour ensoleillé. Il pleuvait.

Au dessus du bord superieur du container nos regards se croisent. Alors que hereusement le container n´était qu´ à moitié rempli d´ordures, la distance au fond surpassait de loin la taille d´une personne comme moi. La femme fait une signe avec sa tête en me suggerant sauter dans les abymes.

L´homme, plus raisonnable, pense à trouver un bâton qui tienne lieu de canne à pêche.

Entre- temps, je m´éloigne du container, fronce les sourcils et fixe mes yeux à nouveau au sol. Lorsque je leve ma tête, je vois la couple en train de tirer vers soi le sac plastique qui cuvrait la paroi du container et sur lequel les ordures étaient placées. En voyant qu´elles avaient déjait fait un tiers du trajet vers la sommet, mes yeux s´ouvrent tout d´un coup, mes mains rejoignent l´effort des mains de la couple et nous tirons tous ensemble. C´est la vielle fraternité iberique, car petit à petit lorsque nous parlons en tirant du sac, ils apprennent que je ne suis pas belge et j´aprends qu´ils ne sont pas françaises.

Finalement les déchets convoités arrivent à notre hauteur. Ensuite nous versons le contenu du sac dans le sol et après avoir fouillé quelques instants voilá qu´un truc noir avec une prolongation metalique fait surface: les clés de ma voiture étaient là en guise de moyen pour la poursuite de mon retour et aussi peut-être en guise de clef qu´ un freudien aurait pu interpreté comme l´envie déguisé de ne pas retourner.

Puis, lavage des mains ensemble, poignées de main, bises, accolades et la promesse ferme et solenelle de ne pas raconter cette histoire à personne.

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