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Les efforts de la France pour emuler le “Mittelstand” allemand, d´après “The Economist”

Ci-dessous une traduction d´un article apparu dans “The Economist” la semaine du 20 au 26 octobre 2012

Pourquoi est- ce que la France n´a pas un “Mittelstand”?

La jalousie envers les entreprises familiales moyennes allemandes provoque un dèsir de les emuler.

Le mot “Mittelstand” n´a pas d´ equivalent exact en français mais il a une signification assez claire: tant que la crise de l´euro entame la confiance et le succès des champions nationaux de la France, on regarde l´emulation des entreprises moyennes allemandes, pour la plupart familiales, comme la façon de favoriser la croissance, l´emploi et les exportations. Le “Mittelstand” est devenu une ambition. Ce qui n´est pas clair, c´est que fera la France pour l´atteindre.

Cette semaine ils ont devoilé leur grand effort pour y parvenir. Le gouvernement de François Hollande a annoncé la crèation d´une nouvelle banque, en fusionnant plusieurs organismes mises en place  par l´administration précedénte pour conduire des finances (publiques et privées) vers les moyennes entreprises. La nouvelle Banque Publique d´Investissements (BPI) ressemble beaucoup à la vénérable banque allemande KFW (Kredit-anstalt für Wiederaufbau), la banque mise en place pour la reconstruction du pays après 1945.

Typiquement le français à leur manière centralisante s´accrochent à la seule partie du système allemande qui a trait au gouvernement federal. Le coeur du miracle du Mittelstand ne se trouve pas à Berlin sinon dans les lands (états federés)

Les français croient qu´en s´accrochant à l´ amélioration d´une efficacité bien engrenée,  les entreprises allemandes ont prosperé dans des marches spécialisés, en realisant des marges intéressantes qui , à son tour, financent d´avantage l´innovation et produisent ainsi un cercle vertueux. En revanche, malgré leur puissance dans les industries de biens de consommation telles que l´agroalimentaire et la mode et dans les domaines de la haute technologie , tels que le nucléaire et l´aérospatiale, les grandes entreprises françaises ont perdu du terrain depuis 2000.

De façon stricte , une entreprise “Mittelstand” a moins de 500 employés et une chiffre d´affaires de moins de 50 m € (66 m $), même si, dans la pratique, le terme s´applique aussi a des entreprises plus grandes. La France n´est arrivée à produire un terme pareil qu´en 2008: ETI (entreprises de taille intermediaire), ça veut dire, des entreprises plus grandes que les petites mais pas aussi grandes que les gèantes. La plupart des ETIs ont entre 250 et 5.000 employés et une chiffre d´affaires allant jusqu´ à  15 billion €. Selon un étude mené par Ernst & Young, un groupe des services pour les entreprises, il y a deux fois  plus de telles entités en Allemagne qu´en France.

Pourtant pour Ludwig Erhard, le ministre d´economie qui a elaboré la renaissance de l´Allemagne Occidentale aprés la seconde guerre mondiale, le “Mittelstand” n´a été jamais seulement une question de chiffres. “ Il est plutôt une expression d´ un état d´esprit et une attitude spècifique” il a écrit en 1956.

Nicolas Sarkozy a employé trois ans en tant que prèsident pour essayer d´inculquer aux français une attitude pareille. Son idée était de crèer un Fonds  d´état, le “ Fonds Strategique d´Investissement” afin de soutenir des entreprises- grandes, moyennes et petites. Les fonds est maintenant en train d´étre integré dans le nouveau BPI. Jusqu`à présent il a investi plus de 7 billion €, en prenant des participations minoritaires aux côtés  des investisseurs privés. La semaine dérniere il a publié un étude qui cherche la raison pour laquelle les moyennes entreprises françaises sont à la traîne derrière  les allemandes.

L´état le veut

L´histoire fournit une partie de la rèponse. Le terme “Mittelstand” se referait originairement aux artisans qui ont fleuri au 19 ième siècle. Mais c´est la stabilité economique de l´aprés-guerre en Allemagne ce qui a consolidé la position des entreprises moyennes. En 1945 les allemands ont commencé la reconstruction de leur pays avec un dégoût pour les grandes entreprises dont la reputation était entachée par association au regime nazi. La division du pays a aidé davantage les petites entreprises regionales. Siemens et Daimler, des grandes entreprises, ont abandonné Berlin en donnant vie aux lands de Bavière et de Baden- Württemberg, les foyers du “Mittelstand”. Par contre la France est allée dans le sens contraire. Les entreprises privées ont laissé les industries de base et de biens d´equipement aux mains de l´Allemagne et elles ont fait concurrence à l´Italie dans l´industrie de biens de consommation tandis que l´état construisait des champions nationaux dans les secteurs alors émergents du nucléaire et de l´aérospatiale.

Cette histoire aide a expliquer les diffèrents rôles de l´état. Guy Maugis, president de la chambre de commerce franco-allemande, remarque que lorsque la France veut faire quelque chose pour amèliorer sa competitivité, elle dèbute en prenant  des decisions du haut vers le bas depuis Paris: la nouvelle banque illustre parfaitement ce point. L´entreprise “Mittelstand” ,au contraire, se rend vers les gouvernements et les banques regionaux en quête de soutien. Des études on montré un attachement à la region et des rapports étroits avec ces banques comme des facteurs pour leur dévéloppement à long terme.

L´histoire et les traditions du gouvernement n´epuisent pas pourtant le sujet. Jean Daniel Weisz, un des auteurs de l´étude, compare la façon d´opèrer des entreprises allemandes et de leurs equivalents français. Les entreprises moyennes françaises, il dit, ont deux fois plus de niveaux de management entre le patron et l´atelier: d´habitude 18 par rapport à un maximum de 9 en Allemagne. Les entreprises allemandes font plus attention aussi à leurs chaînes d´approvisionnement, il affirme, par exemple, en emmènant en voyage en Chine les cadres de leurs fournisseurs, une chose que les entreprises françaises rarement font. Les entreprises allemandes tendent à promouvoir des  techniciens specialisés qui ont les rèponses pour prèciser des questions techniques alors qu´en France on promeut parmi une élite de cadres composées par ingenieurs generalistes.

Quelques- unes de ces pratiques de management peuvent sans doute être copiées. Des niveaux de management peuvent être supprimés, d´autres personnes être promues. Mais le poids de l´histoire et des traditions du gouvernement ne peuvent pas être si facilement modifiés. A cet égard on peut tenir compte des efforts français pour adopter l´approche allemande d´incessante amélioration incrémentale. Jean Yves Gilet, le Directeur Général  de FSI, a decidé d´améner son fonds dans la province et d´établir des partenariats publique-privé pour favoriser des entreprises regionales et les aider à devenir les leaders sur leurs marchés. Injecter de l´argent dans les petites entreprises n´est pas une baguette magique. Les entreprises Mittestand elles- mêmes prefèrent généralement  la croissance regulière a partir des bénéfices non distribués à emprunter de l´argent. Pour le français-comme pour d´autres pretendus imitateurs du Mittelstand- la route est encore longue.

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