Ambrose Evans Pritchard

Les États-Unis surmontent la crise tandis que la Grande – Bretagne s´enfonce dans le marécage

La Grande-Bretagnes´est enfoncée plus profondément dans la dette. Trois ans après l´éclatement de la bulle, le Royaume-Uni a guère commencé à aborder le fardeau écrasant laissé par Gordon Brown. Le contraste avec les États-Unis est franchement choquant.

Le dernier rapport sur “Dette et désendettement” fait par McKinsey Global Institute montre que la dette totale et publique et privée à Royaume-Uni demeure encore au plus haut niveau de tous les temps. Elle a augmenté de 487% à 507% du Produit Interieur Bruit depuis que la crise a commencé. En 1990 les dettes dela Grande-Bretagne étaient encore 220% du P.I.B. A-t-il jamais été un pays riche tellement vite corrompu?

L´épreuve des mesures consistants á se serrer la ceinture sera effroyable , en se prolongeant sur une generation ou cas où l´exemple du Japon serait valable. Au moins les japonais, ils ont commencé  la débacle aprés leur bulle lorsqu´ils étaient à la tête des nations creancières avec un super excédent commercial et un taux d´épargne de 17%.La Grande-Bretagnen´a pas des amortisseurs pareils.

Aux États-Unis, où la lumière commence à se laisser voir au bout du tunnel, on trouve une situation très differente, les banques, les societés et les ménages nordamèricains se sont dépouillés petit à petit de leurs dettes, en compensant d´avantage les déficits à deux chiffres à Washington. La dette a diminué de 295% , au sommet de la bulle, à 279%. Les ménages ont purgé en gros un tiers de leur excès, en suivant à peu prés le modèle historique du désendettement de l´aprés-bulle. La dette nordamèricaine est inferieure à celle de l´Espagne  (363%), dela France(346%), ou de l´Italie (314%) et peut devenir dans peu de temps inferieure à celle de l´Allemagne étant donné le refus dela Banque CentraleEuropeènne de compenser la contraction budgetaire avec des stimulants monetaires.

On est tenté de se démander pourquoi on en faisait tout un plat aux États- Unis. La dette des institutions financières est seulement 40% par comparison avec le Royaume-Uni (219%), le Japon (120%),la France (97%), l´Allemagne (87%) et l´Italie ( 76%). La dette bancaire s´est reduite – une reduction accelerée par la faillite de Lehman Brothers-, les banques comptant d´avantage sur les vieils dépots.

 Tim Congdon, chez “International Monetary Research” a dit que les banques nordamericaines n´étaient pas si endommagées que l´on prétandait et elles ont maintenant le ratio de fonds propres le plus elevé depuis plus de trente ans. Le taux des abandons de crèances a chuté de 3,2% à 1,9%, une amélioration plus rapide que celle aprés la crise financière au début des années 1990.

“Il faut qu´il ait une perspective dans laquelle le taux des fonds fédéraux atteigne un niveau plus normal-disons, de 2% à 4%- au cours des deux prochaines années” il a dit.

Dans l´affirmative, cela impliquera un choc tout-puissant pour les marchés d´obligations et monetaires. Presque personne n´est preparé por un tournant pareil des evènements.

Avec du recul, la bulle immobilière aux États-Unis a été notamment modeste par rapport à ce qui s´est passé en Espagne ou à ce qui se passe maintenant en Chine où le ratio du prix des logements au revenu disponibleà Pékin, Shanghai et Shenzhen est prés de 18. Aux États-Unis le ratio a culminé à 5,1 et il est déjà à 3 , qui est le niveau qui correspond à leur moyenne pour l´ère moderne. Les excès se sont dissipés.

Personellement je suis en train d´arriver à la conclusion que la crise aux États-Unis dans la periode 2008-2009 aété en grande partie un cas de politique monetaire bâclée et qu´elle aurait pu être facilement evitée.

L´augmentation de la masse monetaire M3- quela RéserveFederalea cessée de suivre grâce à un jeune Ben Bernanke- a fait gonfler la bulle et puis elle a eclaté en 2008. La crise européenne est plus difficile à gèrer avec des niveaux plus elevés de surendettement des banques et des désequilibres commerciaux trés grands parmi les pays au sein de l´Union Monetaire Europèenne. Içi pourtant une politique monetaire bâclée a joué aussi un rôle important.La BanqueCentraleEuropèenne a laissé d´abord la masse monetaire se rechauffer , puis éclater en 2008 et ensuite éclater à nouveau à la fin de l´année dernière, en condamnant le Club Med à une tâche sysiphèenne et à une certaine asphyxie.

Quoi qu´il en soit, l´enquête de McKinsey avance que la dette des ménages anglais a légerement baissé de 103% à 98% depuis que la crise a fait son début. C´est à peine suffisant pour compenser le rebondissement de la dette gouvernamentale de 53% à 81%.

 “À ce rhythme de reduction de la dette nous calculons que le ratio d´endettement des menages anglais aux revenu disponible ne retrouvera pas sa tendance de l´avant-bulle qu´aprés une décenie”

 Une portion du désendettement aux États-Unis a été atteint lorsque les proprietaires ont rendu leurs clès et ils ont fait faillite.

 … à suivre….

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