Archivo

Archive for 30 enero 2012

Ambrose Evans Pritchard

Les États-Unis surmontent la crise tandis que la Grande – Bretagne s´enfonce dans le marécage

La Grande-Bretagnes´est enfoncée plus profondément dans la dette. Trois ans après l´éclatement de la bulle, le Royaume-Uni a guère commencé à aborder le fardeau écrasant laissé par Gordon Brown. Le contraste avec les États-Unis est franchement choquant.

Le dernier rapport sur “Dette et désendettement” fait par McKinsey Global Institute montre que la dette totale et publique et privée à Royaume-Uni demeure encore au plus haut niveau de tous les temps. Elle a augmenté de 487% à 507% du Produit Interieur Bruit depuis que la crise a commencé. En 1990 les dettes dela Grande-Bretagne étaient encore 220% du P.I.B. A-t-il jamais été un pays riche tellement vite corrompu?

L´épreuve des mesures consistants á se serrer la ceinture sera effroyable , en se prolongeant sur une generation ou cas où l´exemple du Japon serait valable. Au moins les japonais, ils ont commencé  la débacle aprés leur bulle lorsqu´ils étaient à la tête des nations creancières avec un super excédent commercial et un taux d´épargne de 17%.La Grande-Bretagnen´a pas des amortisseurs pareils.

Aux États-Unis, où la lumière commence à se laisser voir au bout du tunnel, on trouve une situation très differente, les banques, les societés et les ménages nordamèricains se sont dépouillés petit à petit de leurs dettes, en compensant d´avantage les déficits à deux chiffres à Washington. La dette a diminué de 295% , au sommet de la bulle, à 279%. Les ménages ont purgé en gros un tiers de leur excès, en suivant à peu prés le modèle historique du désendettement de l´aprés-bulle. La dette nordamèricaine est inferieure à celle de l´Espagne  (363%), dela France(346%), ou de l´Italie (314%) et peut devenir dans peu de temps inferieure à celle de l´Allemagne étant donné le refus dela Banque CentraleEuropeènne de compenser la contraction budgetaire avec des stimulants monetaires.

On est tenté de se démander pourquoi on en faisait tout un plat aux États- Unis. La dette des institutions financières est seulement 40% par comparison avec le Royaume-Uni (219%), le Japon (120%),la France (97%), l´Allemagne (87%) et l´Italie ( 76%). La dette bancaire s´est reduite – une reduction accelerée par la faillite de Lehman Brothers-, les banques comptant d´avantage sur les vieils dépots.

 Tim Congdon, chez “International Monetary Research” a dit que les banques nordamericaines n´étaient pas si endommagées que l´on prétandait et elles ont maintenant le ratio de fonds propres le plus elevé depuis plus de trente ans. Le taux des abandons de crèances a chuté de 3,2% à 1,9%, une amélioration plus rapide que celle aprés la crise financière au début des années 1990.

“Il faut qu´il ait une perspective dans laquelle le taux des fonds fédéraux atteigne un niveau plus normal-disons, de 2% à 4%- au cours des deux prochaines années” il a dit.

Dans l´affirmative, cela impliquera un choc tout-puissant pour les marchés d´obligations et monetaires. Presque personne n´est preparé por un tournant pareil des evènements.

Avec du recul, la bulle immobilière aux États-Unis a été notamment modeste par rapport à ce qui s´est passé en Espagne ou à ce qui se passe maintenant en Chine où le ratio du prix des logements au revenu disponibleà Pékin, Shanghai et Shenzhen est prés de 18. Aux États-Unis le ratio a culminé à 5,1 et il est déjà à 3 , qui est le niveau qui correspond à leur moyenne pour l´ère moderne. Les excès se sont dissipés.

Personellement je suis en train d´arriver à la conclusion que la crise aux États-Unis dans la periode 2008-2009 aété en grande partie un cas de politique monetaire bâclée et qu´elle aurait pu être facilement evitée.

L´augmentation de la masse monetaire M3- quela RéserveFederalea cessée de suivre grâce à un jeune Ben Bernanke- a fait gonfler la bulle et puis elle a eclaté en 2008. La crise européenne est plus difficile à gèrer avec des niveaux plus elevés de surendettement des banques et des désequilibres commerciaux trés grands parmi les pays au sein de l´Union Monetaire Europèenne. Içi pourtant une politique monetaire bâclée a joué aussi un rôle important.La BanqueCentraleEuropèenne a laissé d´abord la masse monetaire se rechauffer , puis éclater en 2008 et ensuite éclater à nouveau à la fin de l´année dernière, en condamnant le Club Med à une tâche sysiphèenne et à une certaine asphyxie.

Quoi qu´il en soit, l´enquête de McKinsey avance que la dette des ménages anglais a légerement baissé de 103% à 98% depuis que la crise a fait son début. C´est à peine suffisant pour compenser le rebondissement de la dette gouvernamentale de 53% à 81%.

 “À ce rhythme de reduction de la dette nous calculons que le ratio d´endettement des menages anglais aux revenu disponible ne retrouvera pas sa tendance de l´avant-bulle qu´aprés une décenie”

 Une portion du désendettement aux États-Unis a été atteint lorsque les proprietaires ont rendu leurs clès et ils ont fait faillite.

 … à suivre….

Feldstein

Frankreich gelingt es immer noch nicht, das zu verstehen

Die französische Regierung scheint freilich die wahren Implikationen des Euro- der gemeinsamen Währung, die Frankreich mit sechszehn anderen Ländern der europäischen Union teilt-nicht verstanden zu haben.

Die Vertreter der französichen Regierung reagieren nunmehr auf die Aussicht einer Senkung der Bonität Frankreichs indem sie Groβbritannien angreifen. Der Chef der französischen Zentralbank behauptete daβ es ratsamer wäre, wenn die Ratingsagenturen bei ihren Senkungen England zunächst beachten würden. Der französische Finanzminister hat sich jüngst geäuβert, daβ es hinsichtlich der wirtschaftlichen Lage besser sei, Franzose als Brite zu sein. Der Premierminister selbst hat bemerkt daβ Groβbritanniens Schulden höher und sein Defizit beträchlicher seien als die von Frankreich.

Die französichen Regierungsvertreter scheinen die Wichtigkeit der Tatsache auβer Acht zu lassen, daβ Groβbritannien nicht zur Euro-Zone gehört und verfügt deshalb über seine eigene Währung, was zur Konsequenz hat, daβ es, was seine eigenen Schulden angeht, kein Zahlungsausfallrisiko gibt.

Wenn die Zinsen und das Kapital der Schulden der britischen Regierung fällig sind, wird diese Regierung immer in der Lage sein, mehr Devisen zu schöpfen, um ihre Pflichten zu erfüllen. Im Gegensatz dazu sind die französische Regierung und die französische Zentralbank nicht imstande, Euros zu erschaffen.

Wenn die Anleger darauf verzichten, das französische Defizit zu finanzieren, das heiβt, wenn es Frankreich nicht gelingt, sich Geld zu leihen um dieses Defizit zu finanzieren, wird Frankreich im Zahlungsausfall geraten. Dies ist der Grund warum der Markt die französischen Bonds als riskanter wahrnimmt und darum verlangt er höhere Zinsätze, wenn das französische Haushaltsdefizit auch bei 5,8% des BIPs liegt gegenüber 8,8% für Groβbritannien.

Die britische Lage ist weniger riskant als die von Frankreich infolge eines zweiten Grundes. Groβbritannien steht zur Verfügung die Möglichkeit sein Leistungsbilanzdefizit zu vermindern, dadurch daβ es das Pfund gegenüber dem Dollar und dem Euro schwächer machen lässt. Dies ist etwas, was , aufs neue, Frankreich, ohne eine eigene Währung, versagt bleibt. Ausgerechnet das , dagegen, ist in der Tat was Groβbritannien gerade macht: das Sinkenlassen der Wechselkurse Pfund- Euro und Pfund- Dollar in einer konkurrenzfähigeren Richtung.

Die Haushaltsdefizite von der Euro-Zone und ihre Leistungsbilanzdefizite sind die offenkundigsten Symptome vom Scheitern des Euro. Die Kreditkrise in Europa und die Anfälligkeit der Banken der Euro-Zone sind aber noch schlimmere Sachen. Die anhaltenden Unterschiede hinsichtlich der Arbeitslosenzahlen innerhalb der Euro-Zone entsprechen der verhängnisvollen Auswirkung der Entscheidung, eine gemeinsame Währung und eine gemeinsame Währungspolitik einer heterogenen Gruppe von Ländern aufzuerlegen.

Der Präsident Sarkozy als auch einige französichen Politiker sind davon enttäuscht, daβ keine engere Integration der Politik von der Euro- Zone bei der letzten Gipfelkonferenz erreicht wurde. Die Franzosen Jean Monnet und Robert Schuman waren die politische Union von Europa einleitenden Persönlichkeiten, kurz nach des zweiten Weltkrieges, eine Union dazu bestimmt, eine Art vereinigte Staaten von Europa auszubilden. Frankreich hielt die Erschaffung des Euro als ein wichtiges Symbol in dieser Richtung. In den Sechzigern, Jacques Delors, damals Finanzminister, förderte die gemeinsame Währung in seinem Bericht “ One market, one Money”, der die Idee mit einbezog, daβ die europäischen Freihandelsabkommen nicht funktionieren könnten ohne eine gemeinsame Währung. Für die Franzosen ist die Suche nach einer politischen Integration Europas eine Weise Europas Rolle in der Welt zu verstärken und gleichzeitig die von Frankreich innerhalb Europa.Dieses Ziel zu verwirklichen scheint dennoch nun schwieriger geworden zu sein als vor der europäischen Krise. Indem Frankreich Groβbritannien angreift mit der Absicht, die Kosten der britischen Anleihen zu erhöhen, vermehrt Frankreich die Gründen für einen Konflikt mit Groβbritannien und nährt zur selben Zeit die Spannungen innerhalb Europa insgesamt.

Wenn man eine künftige Absicht in Betracht zieht, bedarf eine Behebung der Finanzkrise weder einer engeren politischen Integration noch der Verpflichtung Deutschlands zu einer finanziellen Unterstützung.Der Ausgang der Krise betrifft die einzelnen Länder-insbesondere Italien, Spanien und Frankreich-Länder, die Änderungen an ihren Haushaltsausgaben und an ihrem Steuerwesen ausweisen müssen um die Anleger davon zu überzeugen, daβ sie sich auf Haushaltsüberschüsse ausrichten und auf eine Senkung des Verhältnisses ihrer Schulden zum Bruttoinlandsprodukt.

Frankreich sollte sich eher auf seine steuerlichen nationalen Probleme und auf die verhängnisvolle Lage ihrer Handelsbanken konzentrieren anstatt Groβbritannien anzugreifen oder politische Änderungen aufzurufen, die nicht stattfinden werden.

Le vent d´ Harmattan

Les vents du dèsert font voler le cacao

Les contrats à terme sur le cacao sont montés en flêche à Londres et à New York lorsque des vents du désert menaçaient la dernière partie de la récolte principale en Côte d´Ivoire. En même temps des attentes des données qui confirmaient une forte demande au quatrième trimestre 2011 ont fait bondir le marché.

Le cacao pour livraison en Mars valait 142 dollars, ou en hausse de 7%, et 2.170 dollars la tonne sur le marché NYBOT-ICE amèricain.

Le contrat sur le marché LIFFE a gagné 93 livres, ou en hausse de 7%, pour se fixer à 1.428 livres la tonne metrique.

La hausse des prix signifie un changement radical par rapport à ce que le cacao valait à la fin de l´année 2011. Les contrats d´un mois d´écheance à New York et à Londres ont touché en Decembre le niveau le plus bas en trois ans, en attente des abondantes réserves arrivantes des nations d´Afrique de l´ouest productrices du cacao.

Mais l´aires où le cacao est cultivé en Côte d´Ivoire ont subi une manque de pluie pendant le mois de Decembre lorsque les vents du Harmattan s`y sont installés. Les vents soufflent en hiver du sud du Sahara en portant des particules fines de poussière.

“Les vents du Harmattan apportent de l áir chaud et sec dans les regions où le cacao pousse” a dit Drew Geraghty, courtier chez ICAP futures. “Les vents peuvent dessécher l´humidité du sol et avoir un fort effet sur les cosses de l´arbre”.

Côte d´Ivoire est en train de rècolter sa principale moisson, qui a commencé en Octobre. Aprés avoir ramassé les fèves du cacao, les arbres produisent une nouvelle et plus petite moisson à la mi-saison. La récolte de cette moisson commence en Avril ou Mai.

Les menaces du temps couvrent de nuages les perspectives d´une récolte qu´on avait prevuée solide et quelques investisseurs se preparent au pire.

“Le marché a pu subir une telle dégringolade que maintenant, lorsqu´on voit cet enjeu s´aggraver, les prix bondissent” a dit Keith Flury, un analyste senior chez Rabobank.

Les problèmes dus au temps peuvent provoquer un deficit sur le marché, car les concossages du cacao mesurent la quantité de fèves du cacao qui sont transformées en poudre et ils sont considerés comme le baromètre de la demande du chocolat.

Les concossages du cacao du troisième trimestre 2011 ont augmenté de 14% par rapport à la mème periode de 2010, d´auprés l´Association Europeènne du cacao. Les concossages du cacao en Europe, un chiffre-clé de la demande, se sont placés à la tète de cette augmentation aprés leur chute en 2010.

Sudakshina Unnikrishnan, analyste financière d´agriculture chez Barclay´s, a dit que les marchés à terme sont en train d´anticiper los concossages du quatrième trimestre 2011, donnée que l´Association Européenne du Cacao publiera plus tard cette semaine. Mademoiselle Unnikrishnan a dit qu´on prevoit que les concossages soient “fermes”.

Post-scriptum:

Finalement les concossages du cacao du quatrième trimestre 2011 se sont averés plus bas qu´on l´avait prevu…Les prix du cacao  sont, donc, descendus…

European kind of attitude

Europe doesn´t want money from foreigners

A big flow of rescue funds coming from China, the IMF or elsewhere is more harmful than useful for Europe. It would push the Euro exchange rate upwards and make more difficult the way out of the crisis for those countries that are stuck in it.

European policymakers like to remark the strength of the Eurozone. In comparison to the USA it has clearly a lower fiscal deficit ( 4% of GDP in face of 10% of GDP in the USA) and shows, contrary to the USA, no balance of payments deficit.

In other words: the monetary union has enough savings to finance all the budget deficits of its sovereign members and to solve their debt problems.

However, in spite of these strengths, EMU leaders seem unable to reach any solution regarding the sovereign debt crisis. One meeting after another governments chiefs and finance ministers haven´t succeed to calm the markets down. That´s the reason why european policymakers are asking now the IMF and asian investors for help.

This is, in view of the reasons that see the Euro crisis constantly worsening notwithstanding its sufficient financial means, the wrong way to proceed. The main problem is the distribution of savings within the European Union. Countries north of the Alps have an excess of savings but northern savers are not ready to finance indebted southern countries such as Italy, Spain or Greece.

As a consequence of this the risk premium for italian and other southern european nation bonds have risen in the meantime to 5% whereas  Germany can add negative real interest rates to the bonds it issues. The problem behind the problem is the reluctance of northern europeans to invest in their southern neighbours.

The german Government could change this  if it showed itself ready to bail all the debts of Italy , Spain and the rest of the Eurozone. But undestandably Germany doesn´t want to, due to the great risk involved.

The ECB could also help solving the problem by consenting to purchase debt titles that find no buyers in the financial markets. But, like Germany, the ECB is not enthusiastic about the idea. All this ends up in a deadlock and the crisis keeps on worsening.

The world´s most important central banks consented recently to make available more dollar liquidity, mostly indeed to european banks. This has mitigated somewhat the straight liquidity crisis but the underlying debt problem remains considering that the italian Government is not able to refinance itself at reasonable rates.

Owing to the lack of an agreement on an internal solution, european finance ministers are seeking the IMF to put together an extra large financial aid package for Italy. This could certainly prove itself as wishful thinking. Then why would the non european members of the IMF consent  to finance a massif aid program for a G-7 and Eurozne member that hasn´t any problem in his balance of payments and whose public finances are more solid than the ones of many of the developed countries?

A month ago the States and Governments leaders of the Eurozone came up with another way in order to get to foreign funds. The EFSF euro rescue facility could pool euro debts and sell them to foreign investors such as the central banks of China and other asian countries.

The same question arises here: why should China buy italian debt securities that Germany rejects. Even if China was ready to buy special debt securities from the EFSF, it would probably do so in exchange of certain political concessions and an implicit warrant from Germany.

However it doesn´t seem reasonable that Germany pays a political price to do something ( to warrant the debts of another nation) that it has been up to now reluctant to do. The political concessions that China would probably demand – to be recognized by the EU as a market economy or  a greater voting power at the IMF- may be overdue. However it may be, one shouldn´t associate theses issues with the EU´s inability to solve its own problems.

In addition to this a big flow of rescue funds coming from China, the IMF or elsewhere is more harmful than useful for Europe. It would push the Euro exchange rate upwards and make more difficult the way out of the crisis for those countries that are stuck in it.Germany´s growth would manage to deal with a strengthening Euro because german exports are less reliant on prices whereas countries such as Italy or Greece that can´t compete but through prices would be further weakened. European policymakers shouldn´t pass on the solution of the many pressing problems of the Eurozone to foreign countries. Europeans can and must manage the crisis by themselves.

An option being discussed these days consists of a special facility meant to be financed by the main central banks of the ECB and put at disposal of the IMF for it to help Italy and Spain.

By means of this option ECB funds could be used without formally infringing the Lisbon Treaty which forbids the financing of the States over the central banks.

This plan might have the advantage of forcing the Eurozone to look inside itself for its own remedies. But at the same time it would expose ruthlessly the political weakness and the lack of cohesion in the Eurozone.

Should it turn out that a detour over the IMF is needed in order to allow the european central banks to provide with liquidity countries such as Italy and Spain, the rest of the world would ask itself why is it that Europe can´t be more honest with regard to the central role that the ECB plays in this crisis. Good question.

Previsión alemana y flema británica

El concurso del lord

La convocatoria tenía que venir precisamente de Gran Bretaña: quién tiene el mejor plan para la salida del euro?. El gestor inglés y miembro de la cámara alta, Simon Wolfson, barón de Aspley Guise, ofrece una recompensa de250.000 libras. El plazo de inscripción finaliza el 31 de enero de 2012, el premio lo concede un jurado compuesto de reputados especialistas.

Este artículo no pretende inscribirse en el concurso. A pesar de ello, hemos intentado seriamente proponer un camino transitable. Al margen de la cuestión de si la salida del euro de un país es o no algo deseable, muchos han sido los que han ayudado en esta investigación. A todos ellos vaya el agradecimiento del periódico.

La salida del euro es algo factible

Una cosa está clara. La salida tendrá que realizarse de una forma repentina. Si se sabe de antemano que los griegos vuelven al dracma, la gente retirará su dinero de los bancos griegos para llevárselo a Alemania. Estos desestabilizará a los bancos de los dos países. Es por ello que todo tiene que suceder en un fin de semana largo, el que va de Viernes Santo a Lunes de Pascua, por ejemplo.

Hasta la fecha una salida del euro es algo que no está previsto en el tratado de la Unión. Esto se puede cambiar. A tal fin está el llamado “ procedimiento simplificado de cambio en el Tratado” , el cual permite a los jefes de gobierno cambiar las reglas del Tratado sin que este cambio tenga que ser votado en cada uno de los parlamentos de la eurozona. Primeramente los jefes de gobierno resuelven una cláusula de salida de la unión monetaria y luego los países afectados declaran su salida de hecho.

Limitación de la libertad de circulación de capitales por un periodo corto de tiempo

No será aconsejable hacerlo de otra manera ya que los tratados de la unión deben ser respetados en la medida de lo posible. De lo contrario todo acabará resultando más costoso. Es lo que nos enseña la experiencia de la reforma alemana de la divisa en 1948: tras el reajuste de ésta mucha gente acudió a los tribunales. Y si los jueces no dan con ningún fundamento legal para la salida de un país del euro, los Estados tendrán que hacerse cargo además de los otros costes, de los correspondientes a millonarias indemnizaciones.

Esto implica que el “ procedimiento simplificado de cambio del tratado” lo tienen que aprobar todos los Estados de la Unión. La salida de Alemania de la Unión sería por ello algo complicado. Más sencillo sería la aprobación de la salida de la Unión de los países periféricos- o la completa liquidación del Euro. Dejar que Grecia fuera el único país en salir del euro sería demasiado arriesgado. Nadie creería en la fortaleza de la unión monetaria resultante. En países como Italia, Portugal y cía se desencadenaría el pánico debido al temor a ser ellos los próximos en perder el Euro. De ahí que al mismo tiempo deba crearse un nuevo sistema de divisa que sea creíble, por ejemplo, el de un “Euro del norte”

Después de anunciarse la salida de un país del Euro, los países de la Unión deberán limitar por un periodo corto de tiempo la libertad de circulación de capitales. Los pagos transfronterizos deberán verse interrumpidos hasta que las cuentas se adapten y en los mercados de divisas se hayan constituido nuevos tipos de cambio. Esto va rápido.

Los bancos centrales pueden utilizar una “ divisa de reemplazo”

El mayor problema práctico será el dinero en metálico ya que los ciudadanos de la Unión tratarán de trasladar el mayor número de billetes de Euro de los países periféricos a los países fuertes con el fin de garantizarse la divisa más fuerte. Para evitar esto deberán pasarse a través de la frontera únicamente importes en metálico reducidos, lo cual es algo poco práctico para los viajeros, aunque, de cualquier manera, los viajes serán temporalmente algo poco apetecible. En las fronteras se formarán largas colas pues los funcionarios de aduanas inspeccionarán minuciosamente cada maleta y a cada individuo en busca de dinero en metálico y billetes.

Los controles estarán vigor el tiempo que haga falta para diferenciar el dinero en metálico griego del alemán. Además nuevos billetes se harán necesarios.

Estos billetes podrán venir de Suiza contando con la confianza de los bancos centrales en el secreto bancario suizo y con que éstos encarguen a tiempo la producción de billetes. Igualmente los bancos podrían utilizar una, por así llamarla, “divisa de reemplazo”, o sea, una serie completa de nuevos billetes de banco que se almacena para los casos de urgencia. El Bundesbank disponía de una “divisa de reemplazo”  durante la guerra fría- de modo que hubiera podido sustituir rápidamente los billetes caso de que el bloque del este hubiese inundado el país de billetes falsos. En la eurozona no existe una “divisa de reemplazo” de estas características, esto es al menos lo que dicen los bancos centrales, aunque a lo mejor podría venderlas un país que aún dispusiera de ella. En caso de necesidad quedaría la posibilidad de sellar los antiguos billetes con tinta lo menos falsificable posible.

No hará falta convertir los importes

El plazo para el canje monetario concluirá bastante antes que el que hizo falta cuando se introdujo el Euro. Después de alrededor tres semanas. Quien tras este plazo posea Euros viejos, deberá acreditar al cambiarlos de dónde procede ese dinero. El plazo para el canje no deberá ser prolongado. Dado que una vez cumplido los controles fronterizos quedarán rápidamente suspendidos Alemania necesitará también nuevos billetes aun cuando conserve el Euro. De lo contrario los griegos conservarán los billetes hasta la suspensión de los controles fronterizos para trasladarlos entonces a Alemania. Si se tratara solamente de Grecia esto sería asumible, no así si fueran más países los que salieran de la unión monetaria. En este caso la única solución pasaría por distribuir nuevos billetes en el resto de la Eurozona.

Los antiguos cajeros automáticos no funcionarán al principio con los nuevos billetes. Esta situación es manjable ya que los importes grandes se transaccionarán entretanto con tarjetas de crédito. El reajuste de las tarjetas de débito es , a su vez, bien sencillo. Al final, a diferencia de cuando se introdujo el euro, no hará falta llevar dos divisas en paralelo. Ni siquiera hará falta convertir los importes, ya que cada país puede empezar con su nueva divisa en un tipo de cambio de uno a uno.

Provechosas ganancias para unos, amargas pérdidas para otros

Las cuestiones de organización por lo tanto podrán resolverse. Estas serán el menor de los problemas. Mayores dificultades se derivarán del hecho de que tipo de cambio entre las nuevas divisas no se equilibrará en el uno a uno y si el dinero ha de fluir libremente entre los Estados de la Unión, los tipos de cambio de las nuevas divisas tendrán que ser flexibles. Predecir dónde se equilibrarán los tipos de cambio resulta difícil. Un cosa está clara. Sea el que sea el país que salga del Euro, la divisa alemana ganará en valor y la griega lo perderá. Esto conllevará grandes trastornos. La salida de un país del euro supondrá provechosas ganancias para unos y amargas pérdidas para otros. La forma en que estas pérdidas se distribuyan dependerá de una decisión: en qué divisa se convertirán los numerosos créditos, activos y contratos de suministro que existen entre los Estados. Con este fin un grupo de expertos deberá disponer reglas en detalle antes de la salida de un país del Euro. Partiendo de una regla fundamental sencilla y clara: la nueva divisa de los contratos, créditos y activos se regirá por el ámbito de jurisdicción que rige en éstos, el cual viene fijado normalmente en los contratos ( de crédito)

Créditos en divisa fuerte

Dado que estos contratos no son públicos no se puede saber antes del reajuste cómo se distribuirán las ganancias y las pérdidas. Se pueden apreciar sin embargo tendencias bien claras. Las compañías y bancos alemanes perderán mucho dinero. Puesto que éstos se han endeudado casi siempre en Alemania han de devolver sus deudas en la divisa fuerte. Una parte de sus bienes- en títulos de deuda pública o en filiales- se encuentra, por contra, en estados periféricos y tendrán en el futuro menos valor.

Pero no serán las compañías alemanas solamente las afectadas. Muchas empresas en la Unión Europea se procuran los créditos fundamentalmente a través de filiales financieras que a menudo tienen su sede en los Países Bajos y la divisa holandesa tenderá a revalorizarse tras el reajuste. También estos créditos deberán ser devueltos , por lo tanto, en divisa fuerte.

Será necesario de nuevo un gigantesco paquete de ayudas

Esto hará más llevadero le reajuste para las entidades crediticias y, al final, para aquellos ciudadanos de la Unión cuyo dinero esté en fondos y valores que han prestado a dichas entidades, Las pérdidas para éstos serán relativamente menores y podrán confiar en que su dinero les será devuelto en euros “fuertes”. Muchos bancos y compañías sin embargo tendrán que encajar enormes pérdidas porque su pasivo estará en euros “fuertes” mientras que sus activos estarán a menudo en la periferia. Algunos se encontrarán al borde la quiebra.

Un gigantesco paquete de ayudas será, por ello, necesario con el fin de preservar a la economía de un colapso- cuantos más países salgan del Euro, tanto más costoso será. Para el conjunto de la Unión , el total de los costes sumará billones sin que pueda precisarse más. Este lastre pesará tiempo en los presupuestos de los Estados, al menos los intereses correspondientes a unas deudas estatales incrementadas.

Difícil que resulte menos costoso

Más pérdidas aún amenazan a Estados fuertes como por ejemplo Alemania. Paradójicamente esto se debe a que en estos meses pasados  ha fluido ya mucho dinero desde los Estados de la periferia a los bancos alemanes. El dinero está en el activo de estos bancos . Este activo es actualmente financiado por los bancos centrales de la eurozona ( el llamado sistema “Target II) , que en el caso de Alemania es el Bundesbank. Como contrapartida el Bundesbank recibe el activo de los otros bancos centrales. Si la eurozona se disuelve este activo perderá muchísimo valor – de momento sólo para Alemania estaríamos hablando de alrededor de 500 billones. No hará falta desde luego que el ministerio de finanzas transfiera este dinero al banco central, las ganancias de éste se verán , no obstante, comprometidas durante años.

Un vistazo a la historia nos muestra que es difícil que resulte menos costoso. Solamente en  Estados socialistas han conseguido las uniones monetarias disolverse en décadas pasadas sin fricciones, como fue el caso de la Unión Soviética  o de Checoslovaquia.

La salida de un país del euro será compleja y costosa

En una economía de mercado la salida de un país del Euro generará al menos al comienzo mucho miedo. Eso en por mismo conducirá a que la economía se paralice. Igualmente importante resultará que los jefes de gobierno vendan retóricamente bien la salida de un país del Euro y que no la pregonen como una ruptura de la Unión. La canciller Angela Merkel deberá echar la culpa del fin del Euro a los mercados financieros y luego declarar la Unión europea una unión para la paz, que en el futuro se hará presente en negociaciones internacionales y en ellas representará los intereses de los Estados europeos, pues no todo se reduce a la divisa.

Qué le contestamos entonces al Lord?

Que la salida del Euro de un país será desde luego algo complejo y costoso, pero que es posible. Que el proceso merezca la pena depende de cómo se valoren los costes que supone salvar la Unión- es decir, el costoso mantenimiento de Estados y las discordias entre los pueblos que ya hoy se están viendo surgir. Un cosa está clara: la unión monetaria no es algo para lo que no haya alternativas